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Serge Postigo joue 40 personnages

Depuis le début de sa carrière, Serge Postigo carbure aux défis de tout genre. Encore une fois cet hiver, il réussira sans doute à nous épater avec la pièce Ma femme, c’est moi. Une œuvre écrite par l’auteur Dough Wright. La seule pièce à un acteur ayant remporté le prestigieux prix Pulitzer. Nous avons lâché un petit coup de fil au comédien afin d’en savoir davantage sur ce spectacle.

Rapidement, c’est avec enthousiaste que Postigo nous met aux parfums et nous explique dans quel univers nous allons plonger. « Cette pièce est une rencontre entre le véritable auteur de la pièce, Dough Wright, et Charlotte Von Mahlsdorf, un travesti allemand ayant vécu à Berlin, au cœur des années nazies et communistes. Certains parlent de Charlotte comme d’une héroïne ayant beaucoup contribué à la cause homosexuelle, d’autres voient ce personnage autrement. Le public va le constater, sa vie est loin d’être banale. »

Un véritable tour de force pour l’acteur

Dans cette pièce, Serge Postigo aura à incarner non pas un, ni deux, mais bel et bien une quarantaine de personnages. Un défi de taille, qu’il saura sans doute relever. « Oui, j’incarne environ 40 personnages, mais il faut tout de même doser la chose. Parfois, un personnage n’a qu’une seule réplique. Dans cette pièce, c’est Dough Wright qui est sur scène, pas Charlotte. Alors inutile de chercher le maquillage et les costumes extravagants, je n’ai rien. Je raconte une histoire, un peu comme si je t’en racontais une dans un restaurant. Ce que vous allez voir sur scène est le résultat de dizaine d’heures de rencontres entre l’auteur et la travestie. »

« Après ma première lecture, j’ai tout de suite su que j’allais avoir énormément de travail, mais je suis resté calme et je n’ai pas paniqué. Quand j’ai commencé à faire mon métier, j’avais la fâcheuse habitude d’attaquer rapidement les personnages et de brusquer les choses. Maintenant, je laisse venir ces choses et les émotions à moi. J’ai d'abord lu cette pièce comme un spectateur, j’ai alors été véritablement été touché et le travail à tranquillement commencé. »

Un animateur de plus en plus à l’aise

Nous sommes en mesure de le constater, Serge Postigo campe de mieux en mieux son rôle d’animateur dans la revue culturelle quotidienne, Ça manque à ma culture. Une émission sur laquelle il adore travailler, beaucoup à cause des rencontres qu’il y fait. « La saison va très bien et mine de rien, nous sommes maintenant rendus à environ 168 émissions, dans lesquelles j’ai eu la chance de réaliser près de 500 entrevues. Je parle d’entrevues, mais c’est plutôt des rencontres que je fais au quotidien. Le public a sans doute remarqué que je n’ai jamais de cartons avec moi, je ne regarde pas mes questions, je jase avec l’artiste, simplement. Je parle, je les écoute et je réagis à ce que j’entends. »

Comme s’il n’avait pas assez de boulot, l’acteur s’attaquera à une mise en scène de calibre pour l’été prochain. « Une fois mon escapade au Rideau-Vert terminé, je vais me consacrer sur la mise en scène de la comédie Boeing Boeing que le public pourra voir dès le 18 juin prochain au Monument National dans le cadre du festival Juste pour Rire. Pour le reste, je dois t’avouer que la mise en scène me passionne énormément. » Ma femme, c'est moi au Théâtre du Rideau Vert du 3 février au 28 février 2009


Source: 7 jours - Auteur: Maxime Charbonneau
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