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Découvrez les artistes et artisans du film Aurore

La tournée promotionnelle du film Aurore bat actuellement son plein à travers le Québec. LeCinema.ca a rencontré les artistes et artisans de ce drame d’époque d’ores et déjà plébiscité par le public québécois.

Aurore est certainement un des films les plus attendus de la saison estivale. À l’affiche dès le 8 juillet prochain, ce film marque les débuts au grand écran des Marianne Fortier, Hélène Bourgeois-Leclerc, Stéphanie Lapointe, Alice Morel-Michaud (qui interprète Aurore à l’âge de 6 ans). Celles-ci sont accompagnées d’acteurs réputés tels Serge Postigo, Rémy Girard, Michel Forget, Luc Senay, Michel Barette, Gaston Lepage, Francine Ruel et bien d’autres. Luc Dionne, qui nous avait donné les Omerta et Bunker, signe avec Aurore son premier long métrage.

Inspiré d’un fait divers bien connu des années 20, ce film raconte comment la jeune Aurore, fille de Télesphore Gagnon et Marie-Anne Caron, a succombé à des sévices après avoir été confiée à une belle-mère malade et tortionnaire. Cette histoire, qui est depuis longtemps ancrée dans l’imaginaire québécois, notamment en raison du film La petite Aurore l’enfant martyre de 1952, est donc revisitée ici par Luc Dionne qui tient à nous la faire connaître sous un nouveau jour. On tentera de sensibiliser le public aux mauvais traitements dont sont encore trop souvent victimes des enfants de nos jours et on incitera même, implicitement, à briser la conspiration du silence qui entoure fréquemment les actes de violence. Avec des images fortes et une thématique délicate, ce film ne manquera pas de troubler et d’émouvoir les cinéphiles qui l’attendent avec impatience.

Aurore selon Luc Dionne

Le réalisateur Luc Dionne, qui s’est exclamé « je te gage qu’ils vont nous ressortir Aurore » après avoir vu Séraphin : Un homme et son péché, a ironiquement obtenu la tâche de scénariser et réaliser cette nouvelle mouture de l’histoire de la petite Aurore Gagnon. Loin d’être un remake du navet de 1952, le Aurore de Luc Dionne tente de démythifier, humaniser cette histoire tragique, mais pourtant véridique. Le cinéaste affirme avoir fait de nombreuses recherches avant de tourner ce film, avec la lecture de correspondances, de témoignages, de transcriptions du procès, etc. Ainsi, tout ce qui est montré à l’écran est authentique, bien qu’il ne s’agisse pas d’un documentaire. « On a voulu prendre un peu de distance avec cette histoire et on a aussi joué avec les notions de temps afin de pouvoir raconter cette histoire en si peu de temps ».

« Se complaire dans la violence n’est d’aucun intérêt pour moi et j’ai trop de respect pour les spectateurs pour leur montrer ça » s’exclame vivement Dionne qui a préféré suggérer plutôt que montrer dans son film. Il a opté pour des démonstrations sonores de la violence afin toutefois de ne pas banaliser le sujet même du film. Le réalisateur a voulu éviter les clichés et le moralisme. Il espère que le public retiendra de son œuvre qu’il est nécessaire de dénoncer tout acte de violence. En ce sens, on retrouve dans le scénario d’Aurore un thème cher à Dionne, soit la responsabilisation de ses actes, thème qui avait été abordé aussi dans Omerta et Bunker.

Luc Dionne témoigne avoir été grandement touché par cette histoire et espère que le public le sera aussi. « Le film que j’avais en tête, il est à l’écran » s’exclame Luc lorsqu’on lui parle de ce film. Pour ce qui est d’autres projets au cinéma, le réalisateur confirme en avoir, sans toutefois vouloir les dévoiler.

Des nouvelles recrues...

Marianne Fortier, Hélène Bourgeois-Leclerc, Stéphanie Lapointe et même Francine Ruel sont des nouvelles recrues du cinéma. Elles ont toutes apprécié leur première expérience sur un plateau de cinéma et affirment avoir été choyées de travailler avec Luc Dionne.

La jeune Marianne Fortier, sélectionnée pour incarner la petite Aurore parmi une myriade de participantes (9311 pour être plus précise) est une fillette intelligente, dynamique et bouffonne. Heureuse de son expérience et enivrée par la beauté d’un métier qui s’ouvre à elle, Marianne a discuté gaiement avec notre reporter. Elle avoue candidement n’avoir aucune difficulté à interpréter n’importe quelle émotion, comme le film en témoigne. L’expérience de tournage a été très gratifiante pour elle, puisqu’elle était entourée d’une distribution d’acteurs chevronnés qui lui ont prodigués des conseils intéressants. L’atmosphère sur le plateau était amicale et Marianne avoue avoir eu beaucoup de fous rires avec Hélène Bourgeois-Leclerc qui incarne la marâtre.

« Maintenant je me fais reconnaître dans les magasins, les gens m’arrêtent, je trouve ça bien sympathique » affirme la jolie qui revêtira le 8 juillet prochain les oripeaux funèbres de la petite martyre. Si Marianne désire ardemment poursuivre ce métier de comédienne, elle n’a toutefois pas reçu de nouvelles offres. Avis aux intéressés…

Hélène Bourgeois-Leclerc incarne la marâtre dans Aurore. Ses grands yeux noirs hanteront probablement les spectateurs qui oublieront vite sa Dolorès Bougon. A-t-elle peur d’être identifiée à son personnage? « Pas du tout » s’exclame-t-elle. Et où a-t-elle puisé toute cette haine qui rend son personnage si terrifiant : « c’est mon métier d’aller dans des zones d’ombre ». L’actrice se sent honorée d’avoir été choisie pour un rôle pour lequel elle avait auditionné et qu’elle désirait vivement.

Quant à Stéphanie Lapointe, elle n’abandonne pas la chanson bien qu’on ait pu la voir récemment à la télévision dans Le Négociateur et maintenant au cinéma dans Aurore. La gagnante de Star Académie est heureuse d’avoir pu participer à un projet d’envergure tel que celui-ci, mais garde tout de même au fond de son cœur un amour inconditionnel pour la chanson. Elle a apprécié travailler avec la distribution imposante de Aurore, bien que certaines scènes aient été plus difficiles à tourner, de son propre aveu. « Particulièrement la scène avec Michel Forget où il m’apprend que la marâtre habite dans ma maison » affirme-t-elle.

Des acteurs de renoms

Serge Postigo et Luc Senay ont tous deux participé aux mêmes longs métrages cette année, soit Idole instantanée et Aurore. Si l’expérience de tournage a été des plus enrichissantes, Postigo affirme néanmoins qu’il a été très difficile pour lui de se voir agir de la sorte au grand écran. « En tant que père de famille, j’ai trouvé ça très pénible de me voir agir ainsi avec un enfant » affirme l’acteur. « Si après le film, un seul couple dénonce un acte de violence dont il est témoin, on aura atteint notre mission. C’est la seule raison d’être de ce film » scande Postigo.

Source: Cinéma.ca - Auteur: Stéphanie Nolin
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