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Le Petit Roy prend son envol

À quelques heures de leur première devant public, Le Journal de Montréal a rendu visite à la troupe de la comédie musicale Le Petit Roy, en coulisses.

Devant leur miroir, chacun enfilait joyeusement son costume, pour certains ajustait la cravate ou la perruque. Tous appliquaient leur maquillage, un peu de noir ici et là, surtout, pour faire ressortir sur scène, les traits du visage.

Simone (Geneviève Jodoin) par qui le drame de JP (Serge Postigo) arrive, avait enlevé ses gros bigoudis, chaussés ses talons hauts et enfilé sa belle robe noire. «J’avoue que je suis stressée, dira-t-elle au passage, des craintes normales. Mais je suis prête.»

Dans les couloirs, la troupe procédait à des drôles de vocalises, accompagnés au piano par Monique Fauteux : «Miam miam miam. Mium, mium, mium…» répétaient-ils en riant. «Yo yo yo. Ya ya ya».

Sur la scène, le metteur en scène Serge Postigo, prêtait sa voix aux tests de son, réglait les derniers détails, peaufinait jusqu’à la dernière minute, reprenait avec ses compagnons de scène, encore et encore.

En répétitions intensives depuis des semaines, la troupe est maintenant prête à s’exécuter et tout est en place. En fait, chacun a bien hâte de se produire devant public, de voir la réaction des gens et finalement d’entendre les applaudissements de la salle.

Grâce au précieux travail de collaboration du metteur en scène Serge Postigo, la famille du Petit Roy est tissée serrée et le spectacle inspiré de l’œuvre de Jean-Pierre Ferland, une rare création québécoise, une idée de Benoît L’Herbier, prendra enfin son envol.

Les meilleurs derrière la scène

Maud Saint-Germain est chorégraphe pour Le Petit Roy. Elle travaille aussi pour les galas de Juste pour rire depuis 2005. Elle adore montrer à danser à des comédiens chanteurs ou humoristes en respectant leur personnalité. Un travail « extrêmement gratifiant », dit-elle.

En plus des quatre femmes, il y a 11 hommes sur scène pour Le Petit Roy. «Pas des danseurs, mais des hommes qui dansent, explique Maud. Ils travaillent très fort, ils sont volontaires, dit-elle. Au début, ils se décourageaient. Danser et chanter en même temps est très demandant. Mais maintenant, je vois des beaux sourires sur scène. La chorégraphie, c’est comme un instrument de musique. Il faut répéter et encore répéter.»

Matthieu Larivée (Luz Studio) est responsable des éclairages et vidéos. Il y a 12 ans qu’il pratique ce métier ; il a notamment travaillé sur Wintuk du Cirque du Soleil. Pour Le Petit Roy, il utilise un rideau cyclo gigantesque de 72 par 35 pieds, placé derrière la scène et devant un mur de lumières DEL.

Avec cette haute technologie, il transforme le décor du spectacle, passant en un tour de main d’un endroit ou d’une époque à l’autre, de la prison au café des artistes. Il peut aussi réchauffer l’atmosphère au gré des chansons de Jean-Pierre Ferland et de l’émotion des personnages.

Lorsque Simone (Geneviève Jodoin) descend du plafond, lorsque son foulard vole au vent comme par magie, c’est Matthieu qui, grâce à ses éclairages, a camouflé la technique. «Le Petit Roy est un gros défi, admet-il. Il y a 600 cue (signaux) d’éclairage, qui exigent une grande précision.»

Patricia Ruel signe les décors et accessoires, elle qui a notamment travaillé sur plusieurs spectacles du Cirque du Soleil : Kà, Love, Wintuk et Banana Shpeel. Son décor de prison du Petit Roy, épuré, moderne, onirique et très polyvalent, permet de passer rapidement d’une scène à l’autre.

La manipulation à vue du décor, par les comédiens sur scène, est aussi un gros atout. Les comédiens s’approprient le mobilier et les objets, les intègrent au jeu. Les tables et chaises deviennent des haltères.

Monsieur Gobeil (Luc Proulx) est bousculé sur une chaise à roulette. «On fait appel à l’intelligence du spectateur et au pouvoir d’évocation des chansons, indique Patricia Ruel. Puisque c’est une création, on se permet d’oser et je crois qu’on a atteint quelque chose de différent en comédie musicale. Les transitions doivent être rodées au quart de tour. Mais l’important, c’est que l’émotion passe.»

Le Petit Roy est à l’affiche du Théâtre Saint-Denis du 5 au 16 juillet dans le cadre du Festival Juste pour rire. La première médiatique aura lieu le 11 juillet et en supplémentaires du 19 au 23 juillet.


Source: Journal de Montréal - Auteur: Agnès Gaudet

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