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Serge Postigo élargit ses horizons

Le parcours artistique de Serge Postigo en fait baver plus d’un. Ce comédien chevronné, malgré son jeune âge, a séduit bien des cœurs par son authenticité et sa grande polyvalence.

Au fil des ans, le grand public a pu constater l’étendue de son répertoire, oscillant entre le drame et la comédie.

Le burlesque, il le rend admirablement bien dans «Idole instantanée», qui prendra l’affiche prochainement. Dans ce film d’Yves Desgagnés et parodiant à merveille la «télé-réalité», Serge Postigo y incarne un régisseur excédé par l’amateurisme des quatre candidates, fort bien rendues par Claudine Mercier.

« Mon personnage, Christophe, représente bien ce qui se passe sur certains plateaux de tournage. C’est d’ailleurs une belle critique sociale face à la création rapide de vedettes. Et Claudine Mercier livre une performance extraordinaire! », clame-t-il.

Au cours des prochaines semaines, on verra Serge Postigo dans un tout autre registre d’émotions. Il devient Télésphore, le père de l’héroine d’«Aurore, l’enfant martyr».

L’acteur n’a que des éloges pour cette relecture de ce classique du cinéma québécois.

« Le réalisateur Luc Dionne a accompli un travail remarquable, en apportant un angle nouveau à cette histoire qui a fait frémir bien des gens. C’est un traitement plus humain, axé sur la psychologie et non le sensationnalisme. J’y joue un père à la dérive, qui après avoir perdu sa femme fait confiance à sa cousine, une femme atroce qui rend la vie très difficile à sa fille », explique-t-il.

Une année de rêve

Depuis sa sortie de l’École nationale de théâtre en 1993, Serge Postigo n’a pas vraiment chômé.

Il a été associé à des téléséries fort populaires, dont «Watatatow», «Urgence» et «Music-Hall».

Mais c’est dans la peau de François Dion, le sympathique bum de «4 et demi» que Serge Postigo est vraiment sorti de l’ombre.

« J’ai adoré ce personnage car plusieurs hommes se sont peu à peu identifiés à lui. Il était en déséquilibre perpétuel, mais fort attachant », résume-t-il.

Le théâtre a été également un terrain de jeu fort fructueux pour Serge Postigo. Les productions «Grease» et «Ladies Night» furent parmi ses hauts faits d’arme. Et l’été lui réserve encore bien du pain... sur les planches.

« Le Festival Juste pour rire remet à l’affiche Le mystère d’Irma Vep, qui a connu tout un succès l’an dernier au Théâtre National. Ce sera un immense plaisir de la rejouer cet été », dit-il.

Malgré cet agenda fort rempli, Serge Postigo arbore un sourire continuel. Il adore son métier, ça se voit.

« L’important, peu importe ce qu’on fait dans la vie, c’est de le faire avec passion. J’admets que j’ai été privilégié de participer à d’aussi beaux projets, mais il y a beaucoup de travail derrière tout ça », lance-t-il.

Question de faire le plein (ou le vide), le comédien retourne régulièrement à Hatley afin d’y retrouver sa tendre moitié, Marina Orsini. Un petit coin de paradis, qu’ils affectionnent particulièrement.

« Les gens sont fort respectueux de notre vie privée. Ce n’est pas surprenant qu’autant d’artistes s’installent en Estrie, compte tenu de la qualité de vie et du côté sympathique des gens qui y vivent », allègue Serge Postigo.


Source: Site internet du journal de Sherbrooke - Auteur: Alain Bérubé
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