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Neuf: le rire plus que l'émotion

Serge Postigo et son harem étaient en ville, mardi soir, pour présenter Neuf, la comédie musicale de Maury Yeston et Arthur Kopit inspirée du film culte 8 1/2 de Federico Fellini.

Neuf est l'adaptation québécoise de Nine, une comédie musicale jouée à plus de 700 reprises à Broadway depuis 1982. C'est aussi la dernière mise en scène musicale de Denise Filiatrault (Cabaret, My Fair Lady) qui a réuni une distribution solide qui se démarque par l'harmonie de sa voix et la force de son mouvement sur scène.

Un spectacle divertissant où l'on sourit plus que l'on est ému.

Guido Contini, le personnage incarné par Serge Postigo, est un réalisateur célèbre des années 1960 qui, après avoir accumulé les succès, encaisse les échecs. Sans scénario et en panne d'inspiration complète quelques jours avant le tournage de son prochain film, Guido ne sait plus comment s'en sortir. La complexité de la vie amoureuse du tombeur n'arrange pas la situation alors que les nombreuses femmes de sa vie débarquent dans ses pensées et dans sa réalité confuse.

Parmi elles, sa mère (Marie Denise Pelletier), son épouse (Estelle Esse), sa maîtresse (Émily Bégin), sa productrice (Karine Belly), sa productrice adjointe (Patsy Gallant), son actrice préférée (Catherine Sénart), une putain qui a marqué son enfance (Danièle Lorain) et quelques autres.

Pour trouver une idée de génie et calmer ses esprits, Guido s'enfuit dans un spa à Venise où il espère trouver la solution à ses tourments. Mais l'arrivée des paparazzis, de sa productrice impatiente et de sa maîtresse assoiffée compliqueront la donne. Guido qui désire être "jeune et vieux, effronté mais sage à la fois" devra faire des choix. En visitant son passé, il pourra peut-être enfin grandir...

Alors que l'histoire aurait pu engendrer beaucoup d'émotion dans les déchirements, les remises en question et les angoisses que vivent les personnages, l'emphase est davantage mise sur l'aspect comédie avec des gestes et un ton plus exagérés que graves.

La distribution presque entièrement féminine - à l'exemption de Serge Postigo et du jeune Guido âgé de 9 ans - charme par la beauté de ses choeurs. En solo, Danièle Lorain, Marie Denise Pelletier et Catherine Sénart se démarquent. De son côté, après Grease (1998) et Irma la douce (2002), on voit que Serge Postigo a l'habitude d'ajouter le chant à son jeu. Et il le fait avec justesse.

Entre la chanson, le jeu théâtral et la narration, la mise en scène surprend lorsque le spectacle devient, pour quelques instants, interactif. L'accent italien qui teinte répliques et paroles de chansons aurait pu être agaçant, mais il est bien intégré. Les chorégraphies sont à point et le jeu physique de Serge Postigo et d'Emily Bégin est fort.

En bref, si on aime le principe des comédies musicales, on passe une belle soirée.

Un public ravi

Le public a ri à plusieurs reprises lors des mimiques et des répliques humoristiques qui martèlent la comédie musicale, surtout en première partie. Plusieurs ont été séduits par le jeu, les pas de danse et les voix des comédiens-chanteurs.

"C'est une production surprenante. Une belle mise en scène qui nous présente ce que pensent et ce que sont les personnages en alternance", a commenté Jacques Landry. "C'est assez inusité comme spectacle. Les décors sont banals mais commodes. Et je trouve les filles belles et pleines de talents, autant pour le chant que pour la danse", a ajouté son épouse Céline Boucher.

Même son de cloche pour Lise Pépin, une autre spectatrice sherbrookoise. "Je n'aurais pas pensé que Serge Postigo était aussi bon chanteur. J'adore ma soirée. C'est très varié. Je suis emballée", a-t-elle lancé à l'entracte.

Une deuxième représentation de Neuf aura lieu mercredi soir, à 20 h, au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke.

Source: La tribune - Auteur: Mélanie Noël

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