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«Boeing Boeing»: Trois fois plutôt qu’une

Portes qui claquent, baisers impromptus, femmes jalouses : la nouvelle pièce de théâtre présentée dans le cadre du Festival Juste pour rire a tout d’un vaudeville de Feydeau. À cette exception près que Boeing Boeing a bénéficié d’une adaptation toute québécoise de Serge Postigo, qui, en plus de s’être attribué un rôle, en a signé la mise en scène.

Boeing Boeing, du Français Marc Camoletti, nous transporte dans les années 1960, dans un appartement parisien où vit Bernard (Pierre-François Legendre), un jeune architecte célibataire qui semble avoir trouvé la recette du bonheur amoureux.

Il fréquente trois fem­mes, trois hôtesses de l’air, qui travaillent pour trois compagnies différentes et qui ont trois horaires différents. Il y a l’Américaine (Catherine-Anne Toupin), l’Espagnole (Marie Turgeon) et l’Allemande (Karine Belly).

Cependant, quand une tempête déferle sur l’Atlan­tique et cloue les trois femmes à terre, le jeune homme découvre que son plan, qu’il croyait parfait, ne l’est pas vraiment. Heureusement, un ami de Saint-Hyacinthe en visite, Robert (Serge Postigo), essaie de l’aider à sauver les apparences.

À quelques jours de la première représentation du spectacle, qui aura lieu le 18 juin au Monument-National, Serge Postigo est un peu fébrile. Le comédien signe avec Boeing Boeing sa première adaptation et sa première mise en scène.

«J’ai commencé à répéter il y a une semaine seulement, explique-t-il. Ça fait trois ou quatre semaines que c’est un jeune comédien qui joue mon rôle pendant que, moi, je place la mécanique. Le défi, quand on porte plusieurs chapeaux, c’est de ne faire qu’une chose à la fois.

Quand on fait l’acteur, il ne faut faire que l’acteur et pas se dire : “Il faudrait que je lui donne cette note-là” ou “Il faudrait à ce moment-là que le fauteuil soit plus à droite”. C’est pareil comme metteur en scène, il ne faut pas faire l’acteur et demander aux autres d’interpréter les personnages comme on voudrait les interpréter.»

D’ailleurs, cette fois-ci, celui à qui l’on confie souvent des rôles de séducteur se retrouve dans la peau d’un vieux garçon, un personnage qu’il s’est lui-même attribué.

«J’ai choisi d’interpréter le rôle de Robert, parce que ce qui m’intéresse, c’est d’être où on ne m’attend pas, souligne Serge Postigo. Si j’avais pu jouer une des hôtesses de l’air, je l’aurais fait! On aurait pu penser que j’aurais voulu faire le rôle du Don Juan, mais je trouvais intéressant que Pierre-François le fasse.»

Oublier Carlos

L’ancien Invincible a d’ailleurs accepté de participer au projet en raison du personnage de Bernard qui lui était offert.

«J’ai accepté d’interpréter Bernard parce que je me suis dit que ça allait me changer de quatre ans de Carlos, affirme Pierre-François Legendre. Ça me fait attaquer un nouveau morceau, un gars qui est un crosseur, mais qui a une belle confiance en lui. Carlos, il s’effoire; Bernard il s’affirme. Ce qui est drôle avec mon personnage c’est que c’est d’abord le gars vraiment sûr de son coup et que plus ça va, plus il devient un garçon qui demande pardon à sa maman!»

Pierre-François Legendre est aussi content de se replonger dans le théâtre, lui qui, il y a cinq ans, était toujours à Québec et jouait dans quatre ou cinq productions par année.

«Quand je suis arrivé à Montréal, je suis passé à une pièce par deux ans ou un an et demi, explique-t--il. Il y a deux étés, j’ai joué dans un théâtre d’été à Châteauguay. J’ai aussi joué à l’Espace Go en septembre dernier. Mais me replonger comme ça, dans le théâtre, je trouve ça le fun. Surtout avec une pièce comme ça qui est un gros défi. Il y a une technique très lourde à retenir pour que ça soit très léger. C’est un bon work-out pour un acteur!»

Source: Métro - Auteur: Geneviève Vézina-Montplaisir

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