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Le petit Roy: histoire d’amour à la Ferland

Jean-Philippe Roy, orphelin et élevé dans un bar miteux, est condamné à 20 ans de prison quand il tue l’ancien conjoint de sa nouvelle maîtresse. Une «comédie» musicale, vraiment, Le petit Roy? Oui, a assuré mercredi avec enthousiasme son metteur en scène, Serge Postigo, à l’occasion d’une répétition à laquelle les médias étaient conviés. «On a un fun noir à monter ce spectacle, dit-il. C’est une histoire d’amour, d’espoir... Le jaune, couleur de la lumière, est très présent dans l’œuvre de Jean-Pierre Ferland, et cette luminosité se ressent dans la pièce.»

Pour Benoît L’Herbier, concepteur du spectacle qui en co-signe le livret avec Robert Marien, un tel projet ne pouvait être autre chose qu’une histoire d’amour. «Avec Ferland, au nombre de fois qu’il a chanté l’amour, c’était inévitable», sourit-il.

C’est en voyant la comédie musicale Mamma Mia! que Benoît L’Herbier a d’abord eu l’idée du Petit Roy. «J’ai aimé le concept de créer une trame narrative en y intégrant les chansons d’un artiste, et je me suis demandé avec quel chanteur ou groupe d’ici on pourrait le reprendre», dit-il.

Ferland s’est imposé presque immédiatement. D’abord parce que ses chansons sont bien connues du public, mais aussi parce qu’il a un assez vaste répertoire pour créer une histoire complète. «J’ai rapidement décidé de bâtir l’intrigue à partir de la chanson Sing-Sing, dans laquelle Ferland présente un personnage qui sort de prison après 20 ans. Je me suis demandé pourquoi il était là, qu’est-ce qu’il avait fait pour s’y retrouver? Le reste est venu tout seul.»

Serge Postigo croit qu’un tel spectacle va non seulement faire redécouvrir les chansons de Ferland, mais aussi en faire découvrir certaines. «Son œuvre est im­mense et beaucoup de ses pièces sont méconnues, croit-il. Il y a certainement des gens qui vont découvrir que Qu’est-ce que ça peut ben faire, ce n’est pas une composition d’Éric Lapointe!»

Dans Le petit Roy, Postigo porte le double chapeau de metteur en scène et d’acteur principal, quelque chose qui, a priori, n’est pas l’idéal pour lui. «À l’origine, c’était Robert Marien qui devait faire JP, mais il n’était pas disponible à cause de La mélodie du bonheur, rappelle-t-il. Ne trouvant personne pour le remplacer, les producteurs ont fini par me demander si je voulais le faire. Au début, je me disais que ça n’avait pas de sens parce que c’est un énorme spectacle. Mais finalement, j’ai décidé de plonger. Et je réalise que la difficulté n’est pas de faire les deux, mais de me concentrer sur un à la fois!»

Le comédien n’en est pas à sa première expérience en comédie musicale – on a notamment pu le voir l’automne dernier dans L’opéra de quat’sous, au TNM –, mais il affirme qu’étant un chanteur autodidacte, il a parfois le syndrome de l’imposteur. «D’un autre côté, l’art est une question de transmission d’émotions, précise-t-il. Il y en a qui ont plus de voix que de capacités de jeu, alors c’est ce qu’ils utilisent, et vice versa. La perfection n’est pas un gage de réussite. Quand on va sur Broadway voir des comédies musicales, les acteurs ont tous des voix extraordinaires, mais c’est tellement standardisé qu’il n’y a plus aucune émotion qui passe.»

Source: Journal Métro - Auteur: Jessica Émond-Ferrat
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