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Postigo, l’antistar

Dans le film Duo, dont la sortie est prévue pour juin, il campe une vedette rock qui a quitté les feux de la rampe. Dans la pièce Le mystère d’Irma Vep, il joue plusieurs personnages colorés. On l’a vu au grand écran dans Aurore et dans Idole instantanée, et sur scène, dans Ladies Night. Serge Postigo a beau être une antistar, il est l’un de ces comédiens capables de nous faire passer du rire aux larmes et de nous émouvoir.

Serge, depuis quelques années, tu sembles avoir délaissé la télé au profit du théâtre et du cinéma.
Je me suis retiré de la télé vers 2001. J’ai décidé de façon volontaire de m’en éloigner un peu. Ce qui m’intéresse dans le métier d’acteur, c’est de faire plein de choses. Je serais très malheureux de ne travailler que pour un seul type de médium, que ce soit la télé, le cinéma ou le théâtre. Je n’avais jamais fait de cinéma et, en lui faisant de la place, ce médium est entré dans ma vie. Je retournerai un jour ou l’autre à la télé. Je ne dis pas que la télé, ce n’est pas bon! J’aime beaucoup en faire sauf que, pour l’instant, je me concentre sur le théâtre et le cinéma.

La télévision entraîne une certaine popularité. Le star-système est-il quelque chose de lourd à vivre?
Pas du tout. Premièrement, le star-système n’existe pas au Québec. Les gens nous reconnaissent dans la rue et ils sont gentils, tandis que ceux qui ne nous aiment pas ne viennent pas nous voir. Sauf que mon métier, ce n’est pas d’être vedette. Mon métier, c’est d’être comédien. Je n’ai jamais étudié pour être vedette. Ça ne se donne pas, ce cours-là! J’ai étudié pour être acteur. J’ai cette chance: les gens m’abordent pour me faire savoir qu’ils aiment ce que je fais. Ils me disent: «Ça me fait du bien, tu me fais rire, tu me fais pleurer, tu me touches...» Ça, c’est un grand bonheur dans la vie. Toutefois, il ne faut jamais que ça devienne le leitmotiv de mon métier. Il ne faut pas se dire que notre but dans la vie, c’est d’être populaire. Quand ça arrive, on a un problème, car on se définit par le regard des autres. Le cas échéant, le jour où on ne nous reconnaît plus dans la rue, on ne se reconnaît plus soi-même et on croit qu’on ne vaut plus rien. Moi, ce n’est pas ça. J’aime toucher les gens, les émouvoir, avoir des échanges avec eux. Mon but, c’est ça.

Quel genre de rapports entretiens-tu avec les médias?
Le plus grand danger pour la vie privée d’une personnalité publique, c’est elle-même. Les journalistes vont toujours aller aussi loin qu’on leur permet d’aller. En ce qui a trait à ma vie privée, j’ai toujours imposé les mêmes limites à tout le monde. Les médias respectent ça. Lorsque nous devenons incohérents, certains pensent que nous sommes quand même ouverts, mais qu’ils ne nous ont pas sollicités de la bonne façon. Ils vont alors se réessayer. Une de ces incohérences, par exemple, c’est le fait que je te dis non pour un reportage, mais que, le lendemain, j’accepte qu’un autre média vienne chez moi et prenne des photos. Du moment que nous sommes cohérents et que nos valeurs sont vraies, je pense que tout va bien. Je n’ai aucun problème avec les médias, car les limites sont claires et elles sont respectées.

Depuis deux ans, tu es, avec Sylvie Boucher, porte-parole d’un organisme montréalais qui vient en aide aux femmes en difficulté, Le Chaînon.

L’organisme existe depuis 75 ans et fonctionne sans aucune subvention. Il aide plus de 600 femmes par année. Celles-ci vivent toutes sortes de difficultés, pas seulement de la violence. Nous sommes tous responsables des autres dans la société. Ça me donne l’occasion de me sentir utile. Une personne qui gagne bien sa vie, qui monte sur scène et qui fait le clown a besoin de se sentir utile de temps en temps!

Source: Sensass - Auteur: Julie Rhéaume

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